Profil de la charge virale chez les personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine suivies au centre de traitement ambulatoire de l’Hôpital Général de Référence de Panzi : Etude transversale descriptive.
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Résumé
Introduction : L’infection à VIH reste un problème de santé publique en Afrique sub-saharienne où dans certains pays l’accès à la charge virale dans la surveillance constitue un défi dans la prise en charge du VIH. L’objectif de cette étude était de déterminer le profil de la charge virale chez les patients suivis à l’HGR Panzi 1 an après introduction de TAR.
Matériel et méthode : Une étude rétrospective, descriptive à visée analytique portant sur 133 patients PVVIH suivies au CTA de l’HGR Panzi du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2020.
Résultats : La charge virale faible était retrouvée dans 35,34%, moyenne dans 24,06% et élevée dans 40,60 %. La charge virale élevée était associée à l’âge de 30 – 50 ans et plus de 50 ans (45,07 et 40,91 % ; p = 0,1075) ; au sexe féminin (42,86 ; p=0,6746) et aux statuts maritaux divorcé et veuf(ve) (66,67 et 63,64% ; p=0,0128). La charge virale élevée était associée au stade clinique IV et III avec 100 % et 84,62 % respectivement, à l’HTA (57,14% ; p = 0,03571), à la tuberculose pulmonaire (71,74% ; p = 0,0000), et au zona (76,19% ; p=0,0021). Au total 66,22% avaient l’anémie. Une leucopénie était observée dans 40,64% et une hyperleucocytose dans 4,05%. La thrombopénie était observée chez 6,76% des patients et la thrombocytose chez 1,35%.
Conclusion : La charge virale constitue un bon moyen de surveillance du VIH et elle doit être systématique avant la mise sous traitement ARV pour un bon suivi des patients. La majorité de nos patients n’avaient pas un bon contrôle de l’infection avec une charge virale élevée.
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